En 1997, Matthieu Kassovitz a « la haine »

En 1997, Matthieu Kassovitz, 30 ans, encore auréolé du succès de « La Haine » (1995), revient  à Cannes  avec un film violent et sans concession « Assassin(s) ».

Le pitch : Tueur de son état depuis quarante ans, M. Wagner (Michel Serrault)  aime le travail bien fait et pratique son métier avec amour et une éthique ambigüe mais réelle, et selon lui nécessaire. Lorsqu’il rencontre Max(Matthieu Kassovitz) , jeune homme sans emploi, il pense avoir trouvé son successeur. Il va s’appliquer à lui enseigner son savoir-faire et son sens de l’éthique. Mais les temps ont changé.

La projection officielle se passe très mal. Le film est sifflé par les spectateurs et une forme d’hystérie collective s’empare de la critique  qui n’hésitera pas à qualifier l’œuvre de « pire film de l’histoire du cinéma français ».  Le jeune cinéaste se venge avec un doigt d’honneur à l’intention de la presse et des photographes.

1978 – Isabelle Huppert : « Je suis restée un long moment sans voix… Puis, j’ai appelé mes parents »

Vingt-cinq films présentés à Cannes, deux Prix d’interprétation (pour « Violette Nozière » (1978) et « La Pianiste » (2001)), présidente du jury en 2009, à  l’affiche l’an dernier de « Elle » de Paul Verhoeven (qui l’avait ménée  de Cannes aux Oscars), Isabelle Huppert  était cette année à l’affiche de  “Happy End” de Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant,   et Mathieu Kassovitz …

Elle se souvient avec émotion de son premier prix d’interprétation, en 1978 : « Toutes ces années ( à Cannes) ont été marquantes, mais les deux plus importantes pour moi, les plus intenses, resteront évidemment celles où j’ai reçu un Prix d’interprétation. Je me souviens très bien du matin, où Gilles Jacob m’a annoncé au téléphone que j’allais être récompensée pour Violette Nozière. Je suis restée un long moment sans voix, sous le coup de l’émotion. Puis, j’ai appelé mes parents pour qu’ils viennent me rejoindre. Le soir, alors que je me rendais au Palais pour la cérémonie de clôture accompagnée de Daniel Toscan du Plantier et de Claude Chabrol, j’ai failli me faire refouler à l’entrée car je n’avais pas mon carton d’invitation. Il faut dire que, dans mon petit costume, je ressemblais à tout sauf à l’idée qu’on pouvait se faire d’une actrice ! »

 

Source : Paris Match

Expo photo parisienne sur le Festival de Cannes

Préalablement montrée à Cannes à l’occasion du 70ieme anniversaire du Festival, l’exposition 24 images 24 images, issue du fonds photographique de l’INA a emménagé à Paris à la Galerie Cinéma Anne-Dominique Toussaint (26 rue Saint-Claude, Paris 75003). Cette exposition événement, ouverte depuis le 2 juin, sera présentée jusqu’au 12 juillet.

1976, Taxi Driver de Martin Scorsese obtient la Palme d’Or

1976, Taxi Driver de Martin Scorsese obtient la Palme d’Or. Pourtant, le président du jury Tennessee Williams n’aimait pas particulièrement le film et ne voulait pas lui donner la palme. A l’inverse, Sergio Leone et Costa-Gavras, membres du jury cette année-là,  se sont battus pour convaincre les autres membres du jury.

Taxi Driver, c’est l’histoire de Travis Bickle (Robert De Niro) , un Vétéran de la Guerre du Vietnam, qui est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs.

La scène mythique du miroir où l’acteur parle à son reflet en disant : « Are you talkin’ to me ? » est une improvisation de Robert de Niro. Selon certains, l’acteur se serait inspiré d’une réplique entendue dans la bouche d’un acteur qui faisait la manche dans le métro . Pour d’autres de Niro avait vu Bruce Springsteen en concert juste avant le tournage . Ce dernier avait l’habitude de s’adresser ainsi à son public . Une chose est sûre, dans le script original, il est simplement écrit « Travis se regarde dans le miroir ».

Martin Scorsese n’était pas à Cannes le jour où Taxi Driver a gagné la Palme d’Or. Il était reparti travailler  sur New York, New York. Selon le producteur Michael Phillips, à l’annonce du palmarès, « la moitié de la salle nous applaudissait et l’autre moitié huait ».

 

Source : Première

Le meilleur souvenir de Pedro Almodovar : le prix d’interprétation féminine collectif pour « Volver »

Lorsqu’on demande à Pedro Almodovar (qui était cette année le président du Jury ) quel est son meilleur souvenir de Cannes , il répond sans hésiter :

« Le souvenir que je chéris le plus , c’est celui du prix d’interprétation féminine collectif qui a été donné à toutes les actrices de  « Volver » en 2006, parce que ça reste assez rare  qu’un prix collectif soit donné dans un grand Festival comme Cannes.  Il y avait bien sur les actrices très  connues et  habituées de ce type d’évènements comme Penelope Cruz ou Carmen Maura, mais il y avait aussi d’autres actrices  comme Chus Lampreave  ( et aussi Lola Dueñas, Blanca Portillo, et Yohana Cobo – NDLR)  pour qui c’était totalement inattendu . J’étais extrêmement touché. Je pense que c’est  ma plus grande émotion à Cannes »

Source : Interview de Pedro Almodovar sur le site festival-cannes.com

Nous avons vu « Les fantômes d’Ismaël »

À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu… Tiraillé entre la femme d’autrefois et son épouse Sylvia, Ismaël entraîne ceux qu’il aime dans son passé qui revient le hanter.

Film français de Arnaud Desplechin, sorti en France le 17 mai 2017, avec Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg et Louis Garrel.

Projetée en film d’ouverture du dernier Festival de Cannes, la dernière production de Arnaud Desplechin se situe entre mélodrame, récit d’espionnage et nostalgie de jeunesse.
Plusieurs lectures sont possibles, elles s’emboitent habilement au détriment d’une narration classique et on se laisse porter dans ses dédales pleins de douceurs, d’ironie et de tendresse.
Cette chorégraphie est portée par des acteurs très en forme, avec une mention particulière pour Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg absolument magnifiques dans leurs intimités respectives, des dialogues pleins de charme et de sens et un montage particulièrement virtuose.

Loin d’un nombrilisme parisien souvent décrié, on est en présence d’un cinéma universel et précis qui mélange les temporalités, les références culturelles et une rare maitrise de mise en scène. Ne boudons pas ce plaisir !

Une histoire riche pour un kaléidoscope d’émotions intenses. Une réussite !

Source : www.cinecritik.com

1986 – « Max mon amour »: une histoire d’amour entre une jeune femme et un singe

L’histoire : Peter, diplomate britannique est persuadé que sa femme (Charlotte Rampling)  le trompe. Le mari jaloux décide d’en avoir le coeur net et de surprendre l’infidèle. Horrifié et incrédule, il la découvre dans les bras d’un chimpanzé nommé Max, rescapé d’un cirque en faillite. Ses soupçons sont confirmés de la plus odieuse et incroyable façon : sa femme est devenue la maîtresse de cet animal tout à la fois repoussant et fascinant. Doutant de l’importance de cette relation amoureuse, Peter propose d’installer Max au domicile conjugal…

« Max mon amour »  de Nagisa Oshima fit  scandale à Cannes où il fut présenté en 1986. « L’histoire est bizarre. Mais c’est ce qu’il se passe autour de l’histoire qui donne la couleur du film. Ça peut être sur la jalousie, sur la tolérance, sur l’incapacité des gens à accepter un être étranger dans leur milieu structuré », expliqua Charlotte Rampling.

Le jury présidé par Sydney Pollack resta totalement indifférent

La Semaine de la Critique à la Cinémathèque de Paris

Du 7 au 14 juin, la cinémathèque de Paris accueille la sélection de la Semaine de la Critique de Cannes.

Mercredi 7 juin
20:00 PETIT PAYSAN Hubert Charuel (1h30)
Jeudi 8 juin
19:00 AVA Léa Mysius (1h45) Prix SACD
21:30 SICILIAN GHOST STORY Fabio Grassadonia & Antonio Piazza (2h02)Vendredi 9 juin
19:00 UNE VIE VIOLENTE Thierry de Peretti (1h47)
21:30 GABRIEL E A MONTANHA Fellipe Gamarano Barbosa (2H07) Prix Révélation France 4 & Prix Fondation Gan à la DiffusionSamedi 10 juin
14:30 TÉHÉRAN TABOU Ali Soozandeh (1H36)
17:15 LOS PERROS Marcela Said (1H34)
19:00 PROGRAMME COURTS MÉTRAGES 1 (1H41)
21:15 SICILIAN GHOST STORY Fabio Grassadonia & Antonio Piazza (2h02)Dimanche 11 juin
14:30 LA FAMILIA Gustavo Rondón Córdova (1H22)
17:30 MAKALA Emmanuel Gras (1H36) Grand Prix Nespresso
19:00 PROGRAMME COURTS MÉTRAGES 2 (1H39)
21:15 OH LUCY! Atsuko Hirayanagi (1H35)

Lundi 12 juin
17:00 BRIGSBY BEAR Dave McCary (1H37)
19:30 COEHLO MAU (MAUVAIS LAPIN) Carlos Conceição, AFTER SCHOOL KNIFE FIGHT Caroline Poggi & Jonathan Vinel et LES ÎLES Yann Gonzalez (1H17)
21:15 LA FAMILIA Gustavo Rondón Córdova (1H22)

Mercredi 14 juin
19:30 OH LUCY! Atsuko Hirayanagi (1H35)
21:30 TÉHÉRAN TABOU Ali Soozandeh (1H36)

Les programmes de courts métrages

Programme 1 (1H41)
SELVA Sofía Quirós Ubeda (17’)
LE VISAGE Salvatore Lista (30’)
TESLA : LUMIÈRE MONDIALE Matthew Rankin (8’)
REAL GODS REQUIRE BLOOD Moin Hussain (20’)
ELA – SZKICE NA POZEGNANIE Oliver Adam Kusio (26′)

Programme 2 (1H39)
NAJPIĘKNIEJSZE FAJERWERKI EVER (THE BEST FIREWORKS EVER) Aleksandra Terpińska (30’) Prix Canal+
LOS DESHEREDADOS Laura Ferrés (18’)  Prix Découverte Leica Cine
MÖBIUS Sam Kuhn (15’)
LES ENFANTS PARTENT À L’AUBE Manon Coubia (23’)
JODILERKS DELA CRUZ, EMPLOYEE OF THE MONTH Carlo Francisco Manatad (13′)

 

LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE  51 Rue de Bercy, 75012 Paris

 

Source :

http://www.frenchtouch2.fr/2017/06/la-semaine-de-la-critique-la.html

Quel box-office pour les films présentés à Cannes ?

Bon démarrage pour Rodin lors de sa première semaine qui rassemble 115 220 spectateurs pour 256 copies. Le biopic sur le célèbre sculpteur français porté par Vincent Lindon offre ainsi un des plus beaux succès à son réalisateur Jacques Doillon.

 L’Amant Double, le thriller érotique de François Ozon mobilise pour sa part 119 431 entrées sur 284 salles. A noter que le film est sorti vendredi 26 mai , en parallèle de sa présentation cannoise, et possède donc deux jours d’exploitation en moins par rapport à ses concurrents.  Avec deux jours supplémentaires, L’Amant Double aurait sûrement dépassé le score de Frantz sorti l’année dernière qui avait attirait 161 533 spectateurs sur 210 copies avant de finir sa carrière à 637 625 entrées grâce à un très bon bouche à oreille.

Pour sa deuxième semaine d’exploitation, Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin porté par le trio Cotillard/Gainsbourg/Amalric subit une grosse baisse de régime de près de 50% avec 85 357 spectateurs. Le film cumule désormais  259 279 entrées. Présenté en ouverture du Festival de Cannes, c’est pourtant déjà un meilleur score que celui de Trois souvenirs de ma jeunesse, précédent film du cinéaste qui avait rassemblé 233 019 entrées à la fin de sa carrière.

Le marché international pour « 120 battements par minute » de Robin Campillo.

120 battements par minute a été classé 2ème meilleur film ex aequo par la presse internationale selon une étude d’Indiewire recensant 30 critiques internationales.

Le film a été vendu dans 34 pays, dont des pays très difficiles, comme le Japon via un distributeur japonais important (Phantom Film). Et il ne faut pas se cacher que le succès important d’un film comme Moonlight montre–même dans des territoires qu’on pourrait juger a priori réticents- qu’on peut sortir des films abordant tous les sujets, ambitieux et réussis.

Extrait de l’article de AlloCiné